TFE 2025-2026 : L’ombre des préjugés, l’âgisme au cœur des soins aux aînés.
Présentation
Nous sommes trois futures infirmières responsables en soins généraux, étudiantes à la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg – Département paramédical Sainte-Elisabeth à Namur.
Delrue Aude
Hennebert Emelye
Taxhet Lucie
Trois personnalités différentes, trois parcours uniques, mais une même vocation : prendre soin avec humanité.
Ce que l'on sait aujourd'hui
Il y a des stages qui marquent plus que d’autres. Le nôtre, en maison de repos, nous a profondément bouleversées.
Dans une unité en isolement, des résidents nous ont confié leur sentiment d’impuissance. Pas face à la maladie. Pas face à l’âge. Mais face aux mots. Face aux attitudes. Face à cette impression d’être parfois considérés comme « moins capables », « moins importants », « comme des enfants ».
Ils nous ont rappelé une chose essentielle : ils restent des personnes. Avec une histoire. Une dignité. Une identité.
C’est ainsi qu’est né notre TFE, « L’ombre des préjugés : l’âgisme au cœur des soins aux aînés », dans lequel nous avons cherché à comprendre comment l’âgisme du personnel infirmier influence la qualité de la relation soignant-résident en maison de repos et de soins.
Les recherches, notamment celles soutenues par l’Organisation mondiale de la Santé, montrent que l’âgisme est une réalité mondiale. Il peut être discret, parfois inconscient. Il peut se glisser dans un ton infantilisant, dans une décision prise « à la place de », dans une approche trop centrée sur la tâche et pas assez sur la personne.
En nous appuyant sur la théorie relationnelle d’Hildegarde Peplau, nous avons compris une chose fondamentale : le soin, c’est un regard. C’est un ton de voix. C’est une posture. C’est une relation.
Ce TFE nous a profondément transformées. Il nous a poussées à nous questionner sur nos propres préjugés, sur la manière de préserver la dignité des résidents malgré la charge de travail, et sur la façon de rester humaines dans un système qui va parfois trop vite.
Nous n’avons pas toutes les réponses, mais nous en sortons plus conscientes, plus vigilantes et plus engagées.
En tant que futures infirmières, nous choisissons de défendre le respect, l’individualité, l’autonomie et une relation soignant-soigné authentique et digne.
Parce que vieillir ne devrait jamais signifier être diminué, et oser parler d’âgisme, c’est déjà commencer à le déconstruire.