Le MSI m’a changé… en mieux !

Choisir un master, c’est parfois choisir une voie déjà bien tracée. Et parfois, c’est accepter de faire un pari sur une formation encore jeune, dont les contours et les perspectives restent à découvrir.

Pour Éric, infirmier depuis 2008 et aujourd’hui infirmier en chef du service des urgences de Huy, le choix du Master en sciences infirmières (MSI) relevait un peu de cette deuxième option. Après plus de quinze années d’expérience aux urgences et plus de dix ans au sein d’un SMUR, il aurait pu se tourner vers un Master en sciences de la santé publique (MSSP), aux débouchés déjà bien identifiés.

Il a finalement choisi le MSI.

Trois années plus tard, le constat est sans appel : cette formation a profondément transformé sa pratique professionnelle, sa vision des sciences infirmières et ses perspectives d’avenir. Entre développement du leadership, découverte de la recherche, pratique fondée sur les données probantes et développement de la pratique infirmière avancée, son parcours illustre tout ce qu’un master en sciences infirmières peut ouvrir comme possibilités.

Retour sur son parcours, ses découvertes et les nombreuses portes que le MSI lui a permis d’ouvrir.

"À peine la quarantaine entamée, j’ai passé toute ma carrière dans le milieu hospitalier. Je suis infirmier depuis juin 2008 et titulaire du titre professionnel particulier en soins intensifs et aide médicale urgente depuis 2009.

J’ai toujours été passionné par les soins infirmiers aigus, et plus particulièrement par la pratique extrahospitalière. Après quinze années d’expérience aux urgences et aux urgences pédiatriques, ainsi que plus de dix années au sein d’un SMUR, j’ai saisi une opportunité d’évolution professionnelle. Depuis novembre 2022, je suis infirmier en chef du service des urgences de Huy.

Ce nouveau poste nécessitait un diplôme de niveau master en sciences de la santé. Attablé devant mon ordinateur, je devais donc choisir entre un Master en sciences de la santé publique (MSSP), bien établi et aux débouchés clairement identifiés, et un master en sciences infirmières (MSI), dont le programme était encore en développement et les débouchés, à l'époque, incertains

Et pourtant, malgré cette part d’inconnu, j’ai choisi le MSI.

J’avais besoin de perfectionner mes compétences en leadership des équipes infirmières et en gestion de projets d’amélioration de la qualité des soins, mais aussi de gagner en légitimité dans ma nouvelle fonction. Après tout, qui de mieux pour guider des projets et diriger des infirmiers qu’une personne qui a étudié les sciences infirmières et leur implication sur le terrain ?

C’était un pari, mais un pari mûrement réfléchi — du moins suffisamment pour être tenté !

Je n’ai pas regretté ce choix.

Les années de MSI, ainsi que les nombreuses rencontres organisées durant le cursus, m’ont permis de tisser une véritable toile professionnelle, dense et collaborative, avec des experts issus de domaines variés, bien au-delà de nos frontières. Mon stage m’a également donné l’occasion de découvrir plus concrètement le développement de la pratique infirmière avancée.

J’ai appris à lire les articles scientifiques de manière critique et à m’appuyer sur les données probantes pour faire évoluer les pratiques. Le MSI m’a également permis d’apprivoiser la recherche, puis d’y prendre goût. J’ai progressivement découvert le plaisir de lire, d’apprendre, de critiquer, de questionner, de chercher et d’analyser, jusqu’à avoir l’opportunité de partager le fruit de mon travail avec un public plus large grâce à la publication prochaine d’un article.

À bien des égards, le MSI a provoqué un véritable séisme dans ma vie professionnelle. La réussite de ce cursus m’a ouvert de nombreuses portes dont je n’imaginais même pas l’existence.

Je vais notamment participer à l’implémentation de la pratique infirmière avancée aux urgences, contribuer à en développer le champ d’action et évaluer son impact sur la qualité des soins et la satisfaction des patients. J’ai également été contacté par plusieurs Hautes Écoles et Universités afin de transmettre les connaissances et l’expertise accumulées durant ces trois années de master.

Des dizaines de portes se sont ouvertes à moi, et je suis convaincu que cela ne représente qu’une infime partie des opportunités qui se présenteront encore sur mon chemin professionnel.

Le MSI a transformé mes connaissances, mes préconceptions, mes certitudes et ma vision des choses.

Le MSI m’a changé… en mieux !